Qualité de Vie au Travail et sport en entreprise

Une stratégie gagnante

Points clés :

  • 14 580 € par an et par salarié = le coût du mal-être au travail en France

  • Les Troubles Musculo-Squelettiques = 1ère cause de maladies professionnelles

  • La mise en place d’un programme de Santé et de Qualité de Vie au Travail et de Bien-Être au Travail permet de réduire l’absentéisme et assure un retour sur investissement allant de 1 à 4 pour chaque € investi

  • Le « sport » en entreprise permet une diminution de l’absentéisme (arrêts maladies, accidents de travail…), du stress, des risques de maladies chroniques et des TMS ainsi qu’une amélioration de la productivité, de la rentabilité, des rapports sociaux…

Introduction : La Qualité de Vie au Travail

La qualité de vie au travail est aujourd’hui plus que jamais un sujet d’actualité. En raison des coûts toujours plus importants d’un absentéisme en augmentation constante, une démarche préventive semble peu à peu prendre le pas sur le traitement curatif (voir répressif) afin de répondre de manière appropriée à une problématique multi-factorielle. Nous vous présentons ci-dessous des leviers d’intervention et des solutions reconnues efficaces permettant d’améliorer la balance économique des entreprises et des collectivités.

Le coût de la santé au travail

D’après l’indice IBET® 2019 (Indice de Bien-être au Travail)(1), le coût moyen du mal-être au travail en France s’élève à 14 580 € par an et par salarié dont 9 180 € seraient des coûts maîtrisables par les entreprises qui s’engagent dans une démarche de Santé et Qualité de Vie au Travail (SQVT).
Des causes diverses peuvent expliquer ces chiffres élevés notamment celles bien connus des services de ressources humaines comme l’absentéisme qui coûterait 108 milliards d’euros par an en France
(2) (arrêts maladies dus aux maladies professionnelles, accidents de travail…) ainsi que le désengagement salarié/employeur (licenciements, démissions…).


En n°1 nous retrouvons les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) qui représentent aujourd’hui le problème de santé au travail le plus important. En Europe, environ 3 travailleurs sur 5 se plaint de troubles musculo-squelettiques notamment au niveau du dos, des épaules, du cou et des membres supérieurs(3) et plus d’un tiers considèrent que leur travail affecte négativement leur santé. 
En France, les TMS sont de loin la première cause de maladies professionnelles reconnues (87%) et représente 10 millions de journées perdues
(4)


Le désengagement représentent également un problème important. Les salariés français seraient parmi les plus désengagés d’Europe et ce désengagement coûterait environ 100 milliards d’euros chaque année(5). Le manque de reconnaissance, des moyens limités, des problèmes de management seraient parmi les principales causes incitant les français à se désengager entrainant turn-overs et maladies professionnelles (burn-out…).


On retrouve également le Stress au travail : En France, le coût social du stress au travail est évalué entre 1.9 et 3 milliards d’euros a minima selon l’INRS(6). Les facteurs principaux de stress au travail sont les mêmes que les facteurs de risque psycho-sociaux et peuvent être regroupés en 6 grandes familles(7,8) : intensité et temps de travail, exigences émotionnelles, manque d’autonomie, rapports sociaux de travail dégradés, conflits de valeurs, insécurité de la situation de travail.

Les bénéfices d'une démarche QVT

Comme évoqué auparavant, il est possible d’agir sur une grande partie des coûts liés au mal-être au travail en améliorant la performance sociale des entreprises/collectivités et par conséquent leur performance économique.
En effet, les études montrent qu’un engagement de l’entreprise dans une démarche SQVT et un programme de bien-être au travail permet un retour sur investissement allant de 1.01 à 4.81
(9,10) pour chaque euro investi grâce notamment à une réduction de l’absentéisme (arrêts maladies, accidents de travail) et une amélioration générale des conditions de travail. Prioritairement, une démarche SQVT impliquera une ré-organisation du travail ainsi que la mise en place d’un programme de bien-être adapté. Retrouvez ci-dessous précisions et exemples concrets :

 

L'organisation du travail
 

En premier lieu, il est important de veiller à évaluer les facteurs de risques sociaux-professionnels en s’appuyant sur les 6 catégories répertoriées dans le « Rapport Gollac »(8).
On pourra ensuite apporter des solutions parmi lesquelles (exemples) : 

  • Une ré-organisation du temps de travail (allègement, fractionnement, augmentation des temps de repos…), 

  • une re-définition des exigences et objectifs du poste en s’assurant de la compatibilité avec les compétences du salarié, une augmentation de moyens permettant de mener à bien la tâche…)

  • une ré-organisation de l’espace de travail limitant les facteurs de stress (bruit, lumière, dérangement intempestif…).

Il est important de noter que certaines ré-organisations peuvent paraître contre-productives à première vue mais représentent une solution intéressante pour la santé et la productivité comme par exemple l’éloignement du scanner ou de la photocopieuse afin de favoriser la marche. En effet, le simple fait de marcher 2 minutes toutes les 30 minutes permet de diminuer le glucose et l’insuline dans le sang de 39% et 26% respectivement(11), des chiffres non-négligeables quand on sait qu’un mauvais contrôle de la glycémie altère les performances cognitives (attention, mémoire, prise de décision…)(12,13) mais entraîne également des risques à moyen et long-terme (diabètes, maladies cardio-vasculaires…).

Le programme de Bien-Être au travail


La mise en place d’un programme de bien-être au travail représente une démarche efficace pour la santé et la productivité des collaborateurs. En effet, on retrouve systématiquement un retour sur investissement positif en raison notamment d’une diminution de l’absentéisme en général et d’une plus grande productivité.
L’ensemble des actions favorisant l’éducation et l’instauration d’une hygiène de vie saine sont les constituants principaux d’un programme de bien-être adapté qui aura pour but principal la prévention des risques liés au travail et à la vie quotidienne. Parmi les actions à mettre en place on pourra retrouver l’activité physique, les activités de détente (relaxation, massages…), la sensibilisation aux aspects nutritionnels.

 

Le sport en entreprise, santé et rentabilité économique

Les bénéfices de l’activité physique pour la santé ne sont plus à démontrer, et dans une société où le développement des technologies a fortement modifié les conditions de vie et de travail, la mise en place d’un programme d’activité physique au sein des entreprises ou collectivités représente une réponse adaptée et efficace sur le plan humain et économique. 
D’après la première édition du Baromère Vitalité, Sport et Entreprise
(14), le sport en entreprise fait l’unanimité chez les dirigeants qui proposent des activités sportives à leurs salariés. En effet, « plus de 8 sur 10 estiment ainsi que cela améliore l’état de santé et le bien-être de leurs collaborateurs (89%), facilite l’intégration dans l’entreprise (87%), renforce l’esprit d’équipe (85%), contribue à une meilleure gestion du stress (80%) et développe le sentiment d’appartenance à l’entreprise (80%). Mieux : ils sont 100% à recommander aux autres entreprises de s’y mettre ! »


Retrouvez ci-dessous les bénéfices et les chiffres du « sport en entreprise »(15) :
 

Assurer l’efficacité d’un programme d’APS au travail : Le niveau d’engagement

Il est important de noter que plus l’entreprise s’engage, c’est-à-dire incite ses collaborateurs à la pratique des APS et investi dans des moyens matériels ou financiers, plus les bénéfices économiques pour l’entreprise ou la collectivité seront importants(15). Par exemple, un niveau d’engagement faible de l’entreprise pourrait être la concrétisation d’un partenariat avec une salle de sport pour des réductions sur les abonnements. Alors qu’un niveau d’engagement très fort serait la mise à disposition d’un espace de sport au sein de l’entreprise, ainsi que l’organisation de séances de sport sur le temps de travail animées par des professionnels de l’activité physique.

 

Exemple concret en France : La mairie de Poissy(16)

Depuis Janvier 2017, la Mairie de Poissy a mise en place un programme de bien-être au travail pour leurs salariés, qui bénéficient de 2h de sport par semaine sur leur temps de travail. Dès la première année, on a comptabilisé 750 jours d’absentéisme en moins représentant 100 000 € d’économie. Depuis le début de l’opération, la Mairie de Poissy enregistre une diminution de près de 30% des arrêts maladies !

Le sport en entreprise encouragé par le gouvernement !

Depuis la circulaire du 12/12/2019(17), proposer du sport à ses salariés n’est plus considéré comme un avantage en nature ! C’est-à-dire que « une entreprise qui offre à ses salariés l’accès à un équipement sportif comme à des activités physiques avec un éducateur, n’aura donc plus à s’acquitter de charges sociales sur ces dépenses, soit la disparition des 54% de charges y étant associées ».

Notre Offre(18) :

Nos interventions s’adaptent au profil de postes de travail de vos collaborateurs (travail statique de bureau, travail physique…) ainsi qu’aux capacités individuelles de chacun.
Une base commune à tous nos programmes d’intervention de sport en entreprise comprend les points suivants :

  • Un programme pédagogique permettant une assimilation progressive et rapide des mouvements et postures de base qui nous permet…

  • Un transfert direct des compétences acquises (ainsi que leur mise en relation) vers les mouvements et postures utilisées dans le cadre du travail et de la vie quotidienne (lever et port de charges, qualité et économie de mouvement, postures statiques) représentant une action de prévention directe des TMS.

  • Des conseils nutritionnels pour la santé

  • Un programme sportif méthodique et structuré favorisant l’éducation au mouvement (préparation et exécution du mouvement) ainsi que l’assimilation des aspects principaux à respecter pour une pratique sportive autonome en sécurité comprenant…

  • Un travail de mobilité général, des exercices de renforcement musculaire et cardio-vasculaires,
    des exercices de respiration et de relaxation, sans oublier…

  • Un aspect ludique essentiel favorisant la cohésion de vos collaborateurs, l’horizontalité des rapports sociaux et participant à l’instauration d’une culture de travail positive.

Sources :
1.  IBET Edition 2019 (Indice de Bien-Être au Travail), Groupe APICIL et Mozart Consulting
2.  Le coût caché de l’absentéisme, 108 milliards € : la facture du mauvais management, Institut Sapiens ; Novembre 2018
3. De Kok J, Vroonhof P, Snijders J, Roullis G, Clarke M, Peereboom K, Van Dorst P, Isusi I, Work-related musculoskeletal disorders: prevalence, costs and demographics in the EU, European Agency for Safety and Health at Work ; ISSN: 1831-9343 (2019)
4.  Fel P, TMS, Absentéisme, Handicap…Bien agir pour mieux prévenir, Conférence Preventica Bordeaux 2018 ; 02/10/2018
5.  Gallup Inc, State of the Global Workplace ; 2017
6.  Trontin C, Lassagne M, Boini S, Rinal S, Le coût du stress professionnel en France en 2007, INRS
7. Hassard J, Teoh K, Cox T, Dewe P, Cosmar M, Gründler R, Flemming F, Cosemans B and Van den Broek K, Calculating the cost of work-related stress and psychosocial risks, European Agency for Safety and Health at Work ; ISSN: 1831-9351 (2014)
8.  Gollac M, Bodier M, Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les mesurer ; 2011
9.  Elsler D, Treutlein D, Rydlewska I, Frusteri L, Krüger H, Veerman T, Eeckelaert L, Roskams N, Van Den Broek K, Taylor TN. A review of case studies evaluating economic incentives to promote occupational safety and health. Scand J Work Environ Health ; 36(4):289–298 (2010)
10. Baicker K, Cutler D and Song Z, Workplace Wellness Programs Can Generate Savings, Health affairs ; 29 n°2 (2010)
11. Peddie MC, Bone JL, Rehrer NJ, Skeaff CM, Gray AR, Perry TL, Breaking prolonged sitting reduces postprandial glycemia in healthy, normal-weight adults: a randomized crossover trial, Am J Clin Nutr ; 98:358–66 (2013)
12.  Feldman J, Barshi I, The Effects of Blood Glucose Levels on Cognitive Performance: A Review of the Literature, , NASA/TM–2007-214555 (2007)
13.  Sommerfield AJ, Deary IJ and Frier BM, Acute Hyperglycemia Alters Mood State and Impairs Cognitive Performance in People With Type 2 Diabetes, , Diabetes Care 2004 Oct; 27(10): 2335-2340 (2004)
14.  Résultats de la première édition du baromètre Vitalité, Sport & Entreprise, Generali et OpinionWay ; 2018
15.  Etude de l’impact économique de l’activité physique et sportive sur l’entreprise, le salarié et la société civile, Medef/CNOSF/AG2R La Mondiale ; 2015
16.  Quentin Vaslin, Faire du sport au travail, une pratique qui pourrait se généraliser, www.rtl.fr ; 2019
17.  Sport en entreprise : le gouvernement tient ses engagements, www.sports.gouv.fr ; 2019

 

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